treize
--> (suite)
le retour de cet été-là a mis un peu de temps à se décanter dans mon petit esprit de mi-enfant mi-ado
Et quand le soleil d'Août a commencé à décliner, plus horizontal, a surgi une nostalgie et un désespoir sans fond car j'étais en train de réaliser que ce qui s'était passé, aussi beau et REEL, était en train peu à peu de s'effacer et de laisser place à d'autres couleurs, et que ceux que j'avais vus ne reviendraient jamais, et que chaque instant était irrémédiablement voué à disparaître.
Chaque rencontre dans son essence même portait en elle sa propre disparition, et je me suis demandée si, au bout du compte, ça valait vraiment la peine de vivre de belles choses, si c'était pour en souffrir par la suite, parce qu'on les perdait pour toujours.
C'est toute l'absurdité de l'existence que je venais de découvrir; la farce cruelle.
Et du haut de mes 13 ans j'ai décidé que je ne voulais pas accepter cet état de choses; j'ai décidé que tout ce qui se passerait après, la rentrée ou que sais-je, n'avait aucune espèce d'importance et que je me refusais à y vivre, parce que je n'étais pas d'accord; j'aurais voulu que le temps s'arrête même si c'était déjà trop tard.
J'avais décidé de ne pas m'en remettre.
Ecrit par stupidchick, le Vendredi 21 Août 2009, 18:51 dans la rubrique "silencio".
